
Plan IGN





Ce sentier s'inscrit dans un réseau de parcours forestiers et de sites permettant de découvrir la forêt et la faune du massif de l'Aigoual. Il est l'un des sept arboretums du massif.
Au carrefour des influences méditerranéenne, montagnarde et océanique, ce sentier d'interprétation offre la découverte de ce site exceptionnel : panorama sur les Cévennes et la haute vallée de l'Hérault, essences forestières, acclimatation des espèces végétales. De niveau moyen, le sentier est escarpé par endroits.
Un grand programme de reboisement a été mené sur le massif de l’Aigoual à la fin du XIXe siècle, sous la houlette du forestier Georges Fabre. Celui-ci a été parmi les premiers à pressentir l’importance des essences exotiques en matière de reboisement. C’est dans ce contexte et pour étudier le comportement des espèces dans différentes conditions écologiques (altitude, régime des pluies, nature des sols, etc.) qu’un réseau de dix arboretums fut créé entre 1885 et 1903. Charles Flahault, botaniste, apporta son soutien scientifique pour créer l’arboretum de l’Hort de Dieu.
Départ : parking de l'Arboretum
Durée: 2 h
Distance: 3 km
Dénivelé : 110 m
Départ : Observatoire du Mont Aigoual
Durée : 3 h 30
Distance : 4,7 km
Dénivelé : 285 m
Niveau : moyen - sentier escarpé, bonnes chaussures indispensables
Balisage : jaune
Le parcours du sentier est téléchargeable ou disponible dans nos Offices de Tourisme Mont Aigoual Causses Cévennes. Retrouvez l'itinéraire sur le site destination Parc National des Cévennes.
Retrouvez les informations sur la forêt domaniale de l'Aigoual sur le site Internet de l'ONF. Le projet "Pôle Nature 4 saisons du Massif de l'Aigoual" est cofinancé par l'Union européenne. L'Europe s'engage dans le Massif Central avec le Fonds Européen de Développement Régional.
En forêt
En montagne
Office de Tourisme Mont Aigoual Causses Cévennes - 02/10/2026
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Téléphone : 04 67 82 64 67
Email : maisondelaigoual@sudcevennes.com
Site web : https://destination.cevennes-parcnational.fr/trek/37990-Arboretum-de-l-Hort-de-Dieu
Rocher
Cailloux
Terre
Références Topo guides :
carto-guide espaces naturels gardois - Massif de l'Aigoual, en vente à l'office de tourisme à 5€ ou fiche gratuite

Plan IGN

Photos aériennes / IGN

Carte des pentes (plan IGN)

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Balise n° 1L’Hort de Dieu situé à 1 300 mètres d’altitude est marqué par un climat extrême. Ce site d’une richesse exceptionnelle est un terrain d’étude et d’expérimentation privilégié pour les botanistes. Les collections d’arbres ayant un peu plus de 100 ans, un certain nombre d’entre eux dépérissent, soit du fait de leur grand âge, soit en raison de leur inadaptation au massif. On compte aujourd’hui 75 espèces sur les 140 testées depuis un siècle. C’est pour conserver l’intérêt de ce lieu patrimonial que l’Office national des forêts a engagé avec le Parc national des Cévennes une réflexion sur le renouvellement des collections.

Balise n° 2Les pins sur la droite et la gauche du chemin ont un aspect différent. En Europe, à la limite supérieure des forêts de montagne, pousse un pin « prostré » appelé pin couché. Pour vérifier si cette forme, différente de celle du pin à crochets, était due à la violence des vents ou à la génétique, Flahault a planté côte à côte les deux arbres. Il a ainsi démontré que cette particularité était liée à la génétique, et qu’il s’agissait donc de deux espèces différentes. Contrairement aux conditions d’origine, le pin couché est aujourd’hui dominé par les autres arbres et appelé à disparaître. Le pin à crochets doit son nom aux petites saillies portées par les écailles des cônes.

Balise n° 3On peut comparer ici plusieurs dynamiques forestières :• sur la gauche, une évolution naturelle : les crêtes rocheuses présentent une végétation herbacée et arbustive,et sont peu à peu colonisées par le chêne ou l’alisier blanc. Cette fermeture des milieux a tendance à être préjudiciable à certaines espèces telles que le papillon Apollon.• en face, une reconstitution naturelle de la forêt de hêtre à partir des taillis surexploités du XIXe siècle.• sur le haut des versants, à droite, une dynamique forestière assistée : des résineux ont été introduits parmi les feuillus spontanés.

Balise n° 4Ce hêtre remarquable de plus de 200 ans, appelé chourradou en occitan, tient son nom des moutons qui venaient chourrer, c’est-à-dire ruminer et se reposer sous son couvert ombragé. Ce type d’arbre (grande cavité, écorce décollée et bois mort ) accueille en particulier des insectes saproxyliques (mangeurs de bois mort) et des champignons. Sur un autre de ces vieux hêtres, en contrebas du sentier, se trouve un grand lichen appelé lobaria pulmonaria, caractérisé par ses grands besoins en eau et sa sensibilité à la pollution atmosphérique. Sa croissance est très lente et sa présence atteste de l’ancienneté de cette partie de la forêt.

Balise n° 5 Le panneau illustre l'héritage du travail expérimental de Charles Flahault.

Balise n° 6«Et qui sait si quelque généreux mécène ne voudra pas un jour que nos étudiants trouvent, à l’Hort de Dieu même, un toit hospitalier ? J’y vois, dès maintenant, comme si elle s’y élevait, la petite maison largement éclairée vers la Méditerranée avec sa salle de travail au rez-de-chaussée, sa grande cheminée autour de laquelle on débat à la veillée les problèmes scientifiques...». (Charles Flahault, 1904) Ce chalet, construit l'année suivante, a permis d’aménager un jardin botanique, un potager d’altitude et une pépinière à proximité. Malgré la fermeture du milieu par la forêt, certaines plantes introduites à l’époque se sont maintenues jusqu’à aujourd’hui : lis des Pyrénées, grande astrance…

Balise n° 7Fabre et Flahault ont poursuivi deux objectifs : l’étude de l’adaptation de certaines essences forestières au climat cévenol et l’étude des végétaux dans leur rapport avec les conditions environnementales. Certaines espèces végétales sont mieux adaptées que d’autres au climat cévenol. Ainsi, les sapins méditerranéens et le douglas s’en sortent très bien, comme globalement l’ensemble des espèces originaires d’Europe, d’Asie mineure et de l’ouest de l’Amérique du Nord. À l’opposé, les espèces d’Asie orientale et de l’est de l’Amérique du Nord dépérissent. Par son travail, le botaniste pose les bases de la phytosociologie, qui étudie l’agencement des plantes par communautés, en fonction des conditions du milieu.

Balise n° 8La renouée des îles Sakhaline, tout comme la renouée du Japon, est une plante invasive : elle n’est pas dans son milieu d’origine et se développe au détriment d’autres espèces le long des routes et sur les berges de nombreux cours d’eau. Un projet de « zone test » visant la limitation de l’espèce est à l’étude à l’Hort de Dieu, poursuivant ainsi la vocation expérimentale de cet arboretum.. On tente d'empêcher la prolifération de la renouée par arrachage, destruction des rhizomes ou bâchage.

Balise n° 9La particularité de ce lieu lui valut son nom de « jardin de Dieu » (Hortus Dei). Depuis le XVIe siècle, l’Aigoual permet aux botanistes de recueillir des espèces rares qui alimentent les herbiers et les relevés botaniques. Certaines espèces étaient également récoltées pour leurs vertus médicinales que l’on nommait « vertus des simples », terme retrouvé dans une carte manuscrite des Cévennes du début du XVIIIe siècle. En 1936 fut inaugurée cette stèle à la mémoire des nombreux botanistes qui ont contribué à l’avancée des sciences, sur le site de l’Hort de Dieu.


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