
Plan IGN





Prenez de la hauteur ! Venez découvrir à pied un territoire sauvage et préservé... Des paysages qui vous livrent des secrets... Laissez voyager votre imagination au cœur des Cévennes...
Pour effectuer cet itinéraire de 2 jours :
Randonnée
- Jour 1 :
Rousses - St André de Valborgne : 17km/6h (balisage Jaune).
- Jour 2 :
St André de Valborgne - Rousses : 19,2km/7h
vous pouvez prolonger votre séjour rando itinérances
Contactez moi.
Renseignements à l'Office de Tourisme Mont Aigoual Causses Cévennes, Bureau de St André de Valborgne
*Pour votre confort, arrivez la veille et laisser vos bagages !
Bien faire à l'aller un point GPS au carrefour de la jonction du chemin qui monte de Rousses sur la Cam de l'Hospitalet.
Toute l'année tous les jours.
Office de Tourisme Mont Aigoual Causses Cévennes - 02/10/2026
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En forêt
En montagne
Téléphone : 04 66 60 32 11
Email : standredevalborgne@sudcevennes.com
Site web : https://destination.cevennes-parcnational.fr/trek/84857-D-une-vallee-a-l-autre---entre-Gardon-et-Tarnon
Rocher
Cailloux
Terre
Non adapté aux poussettes
Depuis St Jean du Gard, direction St-André-de-Valborgne par la D 907 traverser les villages de l’Estréchure, Saumane puis St-André-de-Valborgne continuer, le Tunnel du Marquairès et lz village de Rousses – départ du sentier de 2 jours.
Références cartographiques :
TOP 25 IGN 2641 ET et TOP 25 IGN 2740 ET
Si vous logez à St André de Valborgne, rester 2 nuits dans votre hébergements ou laissez vous bagages de la nuit au village en passant.
*IMPORTANT : Bien faire à l'aller un point GPS au carrefour de la jonction du chemin qui monte de Rousses sur la Cam de l'Hospitalet.
Hébergements à St André de Valborgne : Pour votre confort, arrivez la veille et laisser vos bagages !

Plan IGN

Photos aériennes / IGN

Carte des pentes (plan IGN)

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Une belle vue sur le mont Aigoual (1 567 m)… Montagne des vents, du brouillard, de la neige et des pluies. Les masses nuageuses venues de la Méditerranée se frottent à ses pentes et peuvent donner des précipitations violentes (appelées aussi épisodes cévenols). Cette montagne capricieuse abrite la dernière station météorologique de montagne de notre pays.


La draille suit la crête et traverse la can de l'Hospitalet. Ce chemin de transhumance permet aux troupeaux des plaines (du sud des Cévennes et de la Crau) de monter vers le nord du Gévaudan (Aubrac, Margeride, mont Lozère). Cette draille n'est qu'une branche d'un réseau plus important sur lequel circulent encore aujourd'hui les troupeaux transhumants.
Depuis la nuit des temps, les animaux montent naturellement de la plaine vers les montagnes en saison chaude. Le col Salidès est un lieu d’estive pour les moutons. La maison du berger est juste en contre-bas sur le versant méditerranéen. Le berger reste plusieurs mois avec environ 800 bêtes et quelques chiens. Attention aux patous, ces beaux et gros chiens blancs. Ils sont là pour surveiller et défendre le troupeau !Il est précieux que le troupeau pâture. Il fertilise le sol et permet l’entretien ouvert de l’espace.
Dès la fin du printemps, le col de Salidès s’anime. Le berger transhumant s’installe pour les 3 mois d’estive dans ce lieu magique avec près de 1 000 brebis. Par tous les temps, le berger sort les animaux pour les amener brouter des herbes nouvelles. Il doit gérer ses espaces de pâture, mais aussi soigner les animaux. À la fin de l’été, chaque éleveur viendra récupérer ses bêtes. Attention aux chiens qui surveillent et protègent le troupeau !
La forêt de l’Hom était la « réserve » d’un domaine de plus de 700 hectares depuis le XIXe siècle. Cette réserve était mise en défends (protégée des animaux) et servait de « compte épargne » en cas de besoins financiers imprévus. Cette situation explique en partie la richesse de cette forêt, qui s’échelonne de 600 à 1 100 mètres d’altitude, dans laquelle se trouvent de nombreuses essences d’arbres : des autochtones (chênes verts, châtaigniers, hêtres, bouleaux, merisiers, sorbiers, sapins, épicéas, etc.) et des exotiques introduits par les nouveaux propriétaires (chênes rouges, érables du Canada, séquoias géants, mélèzes hybrides, etc.). Cette forêt privée est gérée conformément à un plan de gestion rédigé selon les principes de « prosylva » (sylviculture proche de la nature) ; il a été agréé par l’administration et le Parc national des Cévennes. Le gibier est abondant, et vous pouvez apercevoir un chevreuil ou un cerf au détour d’un chemin.
Le château du Folhaquier se dessine sur cette petite ligne de crête, lieu stratégique à l’époque médiévale. Il surplombe le Gardon de Saint-Jean et fait face au château de la Fare.Il est séparé du hameau par un fossé taillé dans le schiste, et on peut encore voir une tour carrée construite au XVIe siècle sur les anciens remparts du XIIe, ainsi que les restes d’une tour ronde à son autre extrémité. Les bases de la chapelle castrale sont encore bien marquées et l’église romane Notre-Dame du Folhaquier, encore en excellent état, a résisté depuis presque un millénaire.
Très près du village de St-André de Valborgne, se dressent sur le bord d’une falaise les restes du castrum de la Fare, qui daterait du XIIe siècle, château de défense dont il ne reste qu’un pan de mur de la tour. Les ruines au-dessous témoignent de l’importance du lieu. Les archives parlent d’un puits, d’une citerne, d’un pont-levis, mais sur le site, il ne reste rien. Sur l’éperon suivant, le château du Folhaquier domine majestueusement. Les transformations au fil des siècles et des propriétaires ont dessiné le hameau comme nous le voyons aujourd’hui. La période de la sériciculture a fortement influencé le paysage pour accueillir l’arbre d’or, le mûrier.
Après de multiples combats avec le château du Folhaquier, il ne reste aujourd’hui que ce pan de mur de ce gros château médiéval du seigneur de la Fare. Elevé au sommet d’un mamelon de schiste, il est isolé de tous les côtés par des abrupts. L’ancien village était fortifié et se situait juste au-dessous de ce pan de mur.
En se promenant le long des quais qui surplombent la rivière, les belles maisons bourgeoises de l’époque florissante de la soie se dévoilent encore. En cherchant un peu, d’anciennes filatures ou bâtiments industriels dédiés à la sériciculture se dessinent encore dans le paysage. Un peu plus bas, en face du château du XVIe, écoutez l’histoire racontée par Bernadette Lafont sur les épopées des camisards dans les années 1702. En remontant sur la place, désaltérez-vous à la fontaine et osez pousser la porte de l’église de l’époque romane (XIIe siècle)…
À partir du XIXe siècle, l’industrie de la soie se développe dans les Cévennes : les tanneries cèdent alors la place à des filatures. L’eau y servait non seulement à traiter les cocons de vers à soie (ébouillantés pour préparer la soie) mais aussi à entraîner les machines à filer (système à vapeur). Dans la seconde moitié du XIXe siècle des maladies ont largement fait chuter la production de soie, qui fut soumise à la concurrence des soies étrangères puis à celle des soies artificielles. L’activité s’éteignit en 1965.
Le quartier de la Calquière tire son nom de celui des fosses dans lesquelles les tanneurs faisaient tremper les peaux avec de la chaux qui se dit cauç ou calç en occitan. Tout au long du Gardon on trouvait des tanneries car son eau acide favorisait un bon rinçage des peaux, indispensable pour des produits de qualité.
Le sentier de Lique Ser s’élève jusqu’à la célèbre Corniche des Cévennes, crête qui sépare deux pays distincts, le Gard et la Lozère. Cette route, de nos jours, très fréquentée en été pour ses superbes panoramas, n’a pas toujours été propice à la villégiature.À l’époque de Louis XIII et de Louis XIV, c'était la route des dragonnades et de la répression du protestantisme par les armées du roi après la Révocation de l'édit de Nantes. De cette crête, les soldats dit « Dragons du roi », jouissaient de points de vues stratégiques. Elle est laissée à l'abandon au XIXe siècle. En 1930, après une longue rénovation, elle est ré-ouverte à la circulation et devient une route touristique majeure.
Le Pompidou, comme Saint-Roman de Tousque, doit son développement à sa situation sur la corniche des Cévennes. Cette ancienne piste muletière connut, à partir du XVIIe siècle, un important trafic commercial de charrois muletiers montant, du midi vers le Gévaudan, le sel, le vin ou encore le poisson séché, redescendant des hautes terres céréales et étoffes, et servant à exporter la soie et les châtaignes des Cévennes. On y voit encore deux bâtiments, anciennement auberge et relais de poste, où l'on changeait les chevaux d'attelage, "le Cheval blanc" et le "Chapeau rouge".
Les petits bâtiments que l’on voit ça et là sont des jasses, bergeries d'autrefois (de « jas » : endroit où la bête dort, qui a donné « gît », « ci-gît »). Il y en avait au moins vingt entre Tartabissac et Bézuc. Des beaux jours jusqu'au 6 décembre, les bêtes y dormaient et on montait les garder la journée. Un vieux dicton dit : « Pas de bêtes dans les châtaigniers avant le 6 de l’hiver ». Le 6 décembre était la date de la foire de Florac où l’on vendait les châtaignes. Aujourd’hui, Bézuc sert de bergerie à 200 brebis, huit mois de l’année.
Au col de Tartabisac, la limite entre les deux roches est nette, avec à gauche le plateau calcaire, et à droite une colline de schiste. Les deux roches sont mises en contact par faille. Une couche de grès très humide se trouve au niveau des prés à la base des calcaires. C'est là que ressortent les eaux qui se sont infiltrées à travers l'épaisseur de la Can.
Depuis la piste, on distingue les hameaux implantés à flanc de vallée, au pied de la Can : Roumassel, le Crouzet, le Crémat, le Masbonnet. Ces hameaux possèdent des terres qui montent depuis la vallée jusqu'au plateau incluant ainsi châtaigneraies, pâturages et terres céréalières. Après Bézuc, on passe tantôt sur des terrains schisteux caractérisés par les genêts et les fougères, tantôt sur des terrains calcaires auxquels la présence de la grande carline est liée. Dans un pré, au-delà de la hêtraie, on remarque des blocs de granit issus d’un filon qui relie l’Aigoual au mont Lozère. Les rochers ruiniformes sur le plateau ont été façonnés par l’eau qui s’infiltre dans les fractures de la roche et dissout la dolomie qui les compose.
Les frênes qui bordent le chemin affectionnent les lieux frais et humides. Plantés par les hommes le long des chemins, les rameaux, coupés à la fin de l’été, constituaient un complément de fourrage pour le bétail.
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