
Plan IGN

Traversez le massif de la Basse-Terre d’est en ouest en découvrant les plantations de mahogany et la diversité des paysages forestiers. Cette trace tient son nom du trafic clandestin de rhum et de tabac qui s’y déroula durant tout le XIXe siècle.
Melanerpes herminieri, aussi appelé « tapè » ou « toto-bois », est le seul pic sédentaire des Petites Antilles. Endémique, il ne vit nulle part ailleurs qu’en Guadeloupe où on le trouve dans toutes les formations forestières, aussi bien en forêt dense qu’en forêt sèche, ou en mangrove. Avec de la patience et un peu de chance, on peut l’apercevoir grimpant à la verticale des arbres en quête de nourriture, prenant appui sur les plumes les plus rigides de sa queue.
Son cri rauque est très caractéristique, mais il se manifeste surtout en tambourinant à grands coups de bec rapides et répétés sur les branches ou les troncs d’arbres morts (dix coups par seconde environ) afin d’y trouver les larves et les insectes dont il raffole.
Son dos est complètement noir, ses ailes ont un aspect bleu métallique, tandis que sa gorge et son ventre sont rouge sang et noir. C’est sans doute en raison de sa couleur que cet animal emblématique est longtemps resté mal aimé de la population.
Plusieurs générations d’artisans ont vécu de l’abattage des arbres dans les hauteurs de la Côte-sous-le-Vent.
Rassemblés en équipe d’une demi-douzaine d’hommes, les scieurs de long intervenaient en forêt pour « nettoyer » une pièce de bois achetée sur pied. Une fois les arbres abattus, les fûts étaient débités sur place. Juchés sur un « chantier », sorte d’échafaudage d’une hauteur d’environ 2,20 m, les scieurs doués d’une grande habileté technique, découpaient des planches de 2,5 cm d’épaisseur. Selon la surface de forêt à éclaircir, l’opération pouvait durer plusieurs jours, au bout desquels le bois était transporté à dos d’hommes jusqu’aux ateliers des artisans.
Certains poteaux mesurant plus de 5 mètres de long, il n’était guère possible de ramener plus de vingt pièces par jour.
Sachant qu’une grande case nécessitait plus de 400 pièces, il pouvait être question de 20 jours d’acheminement au total...
Parking : au départ de la route forestière
Balisage : Jaune
• passages boueux et rocheux pouvant être glissants
• raidillons
• circuit linéaire : prévoir un véhicule pour le retour
• plantation de mahogany
• fougères arborescentes
• points de vue
• Pointe-Noire : parc aquacole, artisans du bois aux Plaines, musée du Coquillage, Casa vanille, Maison du Cacao
• Sainte-Rose : jardin créole de la Guadeloupe, kayak des mers (Nature passion écotourisme), visite de la mangrove, musée du Rhum, distillerie Séverin

Plan IGN

Photos aériennes / IGN

Carte des pentes (plan IGN)

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Grosse roche à la forme caractéristique. L'eau, principal agent d'érosion, agit mécaniquement sur les roches, entrainant un effet de polissage.
Phyllanthus mimosoides, de la famille des Euphorbiacées,ressemble à une petite fougère arborescente. Ses feuilles composées sont en réalité des rameaux portant de petites feuilles simples, disposées sur un même plan. Elles portent à leur aisselle, en position inférieure, de minuscules fleurs blanches.
Croisement entre la trace des Contrebandiers (est / ouest) et la trace des Alizés "GR G1" (sud/nord), sous la ligne électrique.
Amanoa caribeae, de la famille des Euphorbiacées, est endémique des Petites Antilles. C'est un grand arbre au tronc droit, avec des contreforts selon le terrain. Son écorce rougeâtre et les radicelles de la même couleur à la base du tronc sont le signe distinctif de l'espèce. Ses feuilles sont entières alternées et pointues. Ses fleurs forment de petites grappes. Le bois, très dur, était utilisé pour les charpentes ou en menuiserie.
Symphonia globulifera, de la famille des Clusiacées, est un arbre de la forêt dense humide et/ou marécageuse. Mesurant de 25 à 30 mètres de hauteur, il a des racines échasses. Ses fleurs ont des pétales rouge vif, ses fruits ressemblent à la noix de muscade, ovales et jaunes à maturité. Ils ont la particularité d'exsuder un latex jaune fluorescent.Le bois était utilisé pour les charpentes des maisons et son latex en résine pour la construction des bateaux.
Le Gommier blanc (Dacryodes excelsa) peut atteindre 35 mètres de hauteur. Son tronc et ses racines exsudent, quand ils sont blessés, une résine blanche à forte odeur de térébenthine qui est utilisée traditionnellement comme de l'encens ou pour allumer le feu car elle se consume lentement quelle que soit l'humidité ambiante. Elle aurait pour propriété de chasser les esprits. Le tronc du gommier était utilisé par les amérindiens pour fabriquer les pirogues (kanawa) et encore aujourd'hui, pour confectionner les bateaux de pêche des populations côtières de nombreux pays tropicaux, dont la Dominique. Les graines de l'arbre sont appréciées des pigeons Ramiers.
Point de vue vers le nord sur "La Couronne" (663 m.) et le Piton Guyonneau (750 m.).
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