
Plan IGN





Ce circuit permettra de découvrir ou redécouvrir plusieurs monuments historiques classés de la capitale du Sud de l'île de La Réunion ainsi que des sites cultuels : église, chapelle, temple hindou, mosquée, temple Guan Di.
Les éléments de la présente description sont de :
0692 711 500
La colonisation de l’île s’est faite en 1663, les premiers habitants, français et malgaches, se sont installés à Saint-Paul.
Pour la colonisation du sud , il a fallu attendre le 18ème siècle. En effet, le sud était considéré comme une zone hostile, on pouvait y passer mais pas y habiter.
C’est la culture du café qui va permettre de développer la zone sud. Des concessions vont être attribuées aux colons qui vont d’abord s’installer sur la rive droite de la rivière Saint-Etienne puis vers la rivière d’abord.
Le nom Saint-Pierre va apparaître pour la première fois en 1731 en l’honneur du gouverneur de l’époque, Pierre Benoit Dumas.
Ce sera ensuite le gouverneur Mahé La Bourdonnais, qui officialisera la création du quartier de Saint-Pierre en 1736, qui se détachera alors de Saint-Paul. Il nommera Monsieur Gabriel Dejean, commandant de la place.
Celui-ci dressera un plan en damier comportant 23O emplacements, qui constitue l’ossature de la ville actuelle (*Emplacement : Grande parcelle entourée de chaque côté par des rues, formant ainsi des grands carrées. A l’époque, pour mesurer ces carrés, les gens marchaient tout autour du carré en faisant des pas d’un mètre, on disait qu’ils battaient le carré. De cela est née l’expression « bat caré »).
Les autorités vont alors mettre en valeur la petite anse naturelle de la rivière d’abord pour en faire une marine dotée de constructions en maçonnerie,
telles que la prison ou les magasins.
Le café connaitra son déclin au début du 19ème siècle, suite à des cyclones, un champignon (La rouille) et à la prise de possession de l’île par les Anglais.
L’île Bourbon va alors se tourner vers une nouvelle culture intensive la canne à sucre à partir de 1815. Saint-Pierre sera donc par la suite marquée par le développement de l’industrie sucrière et du commerce maritime. Cependant la ville sera en manque d’eau.De ce fait, le projet du « grand canal » baptisé « canal Saint-Etienne » va voir
le jour en 1818. Il s’agit d’un canal de dérivation des eaux à ciel ouvert à partir du Bras de la Plaine. Il permet alors d’irriguer les champs, de faire fonctionner les usines et les moulins à eaux.
C’est à ce moment-là qu’apparaissent de magnifiques villas créoles entourées de luxuriants jardins. Celles-ci vont être construite dans la partie haute de la ville, ce qui
constituera le quartier bourgeois. Ce seront les maisons notamment des grands propriétaires terriens et des différents maires qui se sont succédé sur Saint-Pierre. La partie basse en dessous de la rue des bons enfants était considéré comme le quartier des affaires où se trouver notamment les magasins et entrepôts.
D'autres informations concernant les monuments visités se trouvent dans les descriptions des points d'intérêt.
Non.

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Photos aériennes / IGN

Carte des pentes (plan IGN)

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ORIGINE DE LA COMMUNAUTÉ CHINOISE IMPLANTÉE SUR L’ÎLE. Cette communauté, qui va s’installer durablement, arrive au début des années 1900 pour travailler principalement dans les plantations de cannes à sucre. Très vite, ces Chinois vont abandonner les travaux agricoles pour prendre le statut d'épiciers, d'employés de commerce local, surtout dans l'alimentation, où ils ont connu des réussites éclatantes. Ces premiers immigrants furent suivis d'autres travailleurs, recrutés dans le même but, les uns par leur propre initiative et souvent avec l'aide et la protection de leur famille déjà installée sur place, les autres sont poussés à immigrer à cause des événements politiques comme la guerre sino-japonaise, entre autres. La communauté chinoise de Saint-Pierre avait un local de réunion dans la Rue Maryus et Ary Leblond. C’est sur cet emplacement que fut construit le premier temple dédié à Guan-Di, assez tardivement, peut-être peu après la Deuxième Guerre mondiale. On y trouve encore à l’heure actuelle plusieurs autels, outre celui dédié à Guan di, l’autel des taoïstes, ainsi que l’autel des Ancêtres ou Immortels. Le Centre Culturel Guan-Di du Sud est le plus grand temple chinois de l’île et de l’océan Indien. Ce magnifique édifice a été construit dans la plus pure tradition chinoise et selon les principes feng shui. Sa charpente commandée en Chine a été assemblée par des ouvriers spécialement venus des provinces chinoises. Après 5 ans de travaux, le temple dédié à Guan Di, guerrier devenu dieu, a été consacré le 14 août 2017. Chacune des tuiles du toit est un don des pratiquants et donateurs, amis de la culture chinoise et le nom de chaque donateur se trouve inscrit au dos de la tuile offerte. Sur l’autel principal, on y trouve la statue dorée de Guan Di à la longue barbe, symbole de sagesse. Sa vie fut un exemple de qualités morales. Il est entouré de ses fidèles compagnons, Guan Ping son fils adoptif célèbre pour sa grande intelligence, sa loyauté et son honnêteté exemplaire et Zuo Zhang anciens chef des rebelles “Turbans Jaunes” qui était son meilleur écuyer. Guan-Di est devenu le Saint Patron des militaires, des policiers, des commerçants, des artisans et entrepreneurs.

Deux origines pour le nom de Terre Sainte : il existait à cet endroit un arbuste épineux : Le bois de sinte, donc la Terre du bois de Sainte = Terre Sainte.. Ou encore, une origine malgache : “Teranisindrano” (terre de l’autre bord). Saint-Pierre va d’abord se développer autour de sa marine, avec des activités liées à la mer, transport de marchandises, de personnes ainsi que la pêche. La mer est un environnement dangereux et les populations qui en dépendent vont toujours rechercher une protection divine. C’est pour cela que vous trouverez toujours une Vierge à proximité des marines de l’île. La grotte qui surplombe la marine de Saint-Pierre était donc un lieu tout trouvé pour y abriter une Vierge. Mais, après les évènements de Lourdes en métropole en 1858, c’est la statue de la Vierge de Lourdes qui va être installée là. D’où le nom de “Lourdes de Terre-Sainte”. Mais, sa popularité est due aussi à la présence d’un saint qui est une particularité créole réunionnaise, Saint Expédit. Il était un commandant romain d’Arménie converti au christianisme et décapité pour cette raison par l’empereur Dioclétien en l'an 303 de l’ère chrétienne. Rayé du livre des martyres en 1906 par le pape Pie X et enlevé de beaucoup d’églises catholiques, il fut pourtant introduit à la Réunion par une réunionnaise qui se trouvait en métropole dans les années 1930 et qui cherchait à fuir vers la Réunion, l’épidémie de grippe espagnole qui sévissait en Europe, mais sans espoir. Le seul navire qui allait quitter le port de Marseille pour la Réunion avant plusieurs mois était complet. Se réfugiant dans une église de la ville, elle se tourna alors vers ce saint qu’elle ne connaissait pas et le supplia de l’aider à regagner la Réunion. Trois jours plus tard, sa prière fut exaucée. Elle acheta une statue du saint et la ramena dans la paroisse de la Rivière Saint-Denis, où elle expliqua son miracle à son curé qui installa le Saint dans l’église de la Délivrance. Saint Expédit est donc devenu ici celui qui exauce les prières urgentes.

Les indiens du sud de l’Inde, tamouls, car originaires du Tamil Nadou, ou malbars, car originaires des côtes du Malabar, immigrent vers l’île de la Réunion peu après l’abolition de l’esclavage en 1848. Pour pouvoir travailler et donc vivre sur l’île, la loi les oblige à se faire baptiser catholique, mais ils ne vont jamais oublier leur religion d’origine en continuant à la pratiquer d’abord discrètement. Assez tôt, des travailleurs indiens vont être employés au Marché de Saint-Pierre. Ils vont d’abord ériger sur un autel un “Calou” non loin de là pour pouvoir pratiquer leur culte. (Pierre lisse de forme ovale qui va être bénie par un rituel approprié, afin de pouvoir représenter une divinité). Après 1905, la séparation de l’Église et de l’État va leur permettre de pratiquer ouvertement leur culte hindou. La commune va décider un agrandissement du Marché, le “Calou” est donc déplacé sur un terrain privé. Pendant la période de la Deuxième Guerre mondiale, la commune va acheter les terrains privés autour du Marché, c’est à cette période et pour pouvoir garder ce lieu de culte que celui-ci va être transformé officiellement en lieu de culte privé. Puis, vers 1986, un premier temple en pierre est construit. C’est en 2010 qu’un vrai temple hindou, répondant aux règles architecturales des “Shastra” va être construit par des ouvriers et des prêtres hindous, et que vous voyez devant vous. (Shastra : règles architecturales précisent et complexes pour les temples, enseignées dans les Védas millénaires). (Védas : enseignements fondateurs de l’Indouisme). L’Indouisme enseigne depuis des milliers d’années qu’il n’y a qu’un seul et unique Dieu. Alors, qu’est-ce que représentent ces divinités ? Elles sont les représentations symboliques des multiples énergies et caractères de Dieu. Par exemple : ce temple est dédié à la déesse Karly. Elle est le caractère actif de Dieu. Elle symbolise la Création toute entière. Avec ses trois énergies fondamentales, Création, Préservation et Destruction. Elle est femme, donc créatrice. Elle est mère, donc protectrice. Elle porte un collier de crânes humains autour du cou, elle est aussi destructrice. Sa couleur est le rouge, symbolisant la toute puissance divine. Sa monture est le tigre ou le lion, symbole de puissance, mais aussi rois de la jungle. Karly est la reine de l’Univers crée. En fait, elle n’est pas différenciée de Dieu. Elle représente le caractère actif de Dieu, créateur de l’Univers. Au contraire de son époux Shiva, qui Lui, va représenter le caractère immuable de Dieu, que l’on appelle les Ténèbres. Karly et Shiva ne sont pas deux Dieux, mais les deux aspects de Dieu, comme le pile et le face d’une même pièce. Shiva ne crée rien, mais c’est de Lui que vient toute l’énergie créatrice de Karly ; Il en est la source.

C’est au début des années 1900 que commence l’immigration, vers la Réunion, de populations musulmanes du Gujarat au nord de l’Inde. En 1905, les musulmans de Saint-Pierre vont se regrouper et décider d’ériger une mosquée. La première mosquée de Saint-Pierre est construite en 1913. La Mosquée actuelle fut construite en partie sur l'emplacement de l’ancienne Mosquée et en partie sur le terrain contigu. Elle fut construite entre 1972 et 1975. Elle comprend une salle de prière vaste de 625 m², la plus grande de l'île, pouvant contenir 1200 fidèles pour la prière en congrégation ou 2500 personnes pour les discours. Au niveau bas, on y trouve les bassins d’ablutions nécessaires à l’accomplissement de la purification rituelle obligatoire avant la prière. Au niveau haut, une série de petits dômes forment le toit de cette partie de la Mosquée ainsi qu’une verrière permettant l’éclairage et l’aération de l’édifice. Le Minaret, de l’arabe “Manârah” ou lampe, s’élève à 42 mètres de hauteur. L’appel à la prière est effectué 3 fois par jour depuis le minaret, mais les prières de l’aube et du couchant ne sont pas effectuées depuis le minaret pour ne pas déranger les non-musulmans. Les dômes et le haut du Minaret sont recouverts d'un revêtement à base de cuivre. L’ISLAM Fondé au VIIe siècle après JC par le prophète Mohamed, l’islam et une religion monothéiste et abrahamique (ayant pour Père Abraham). La parole de Dieu révélée au prophète par l’ange Gabriel est à l’origine un poème, le Coran, signifiant “la récitation”. On y trouve les paroles et exemples du prophète, mais aussi la Torah révélée à Moïse, les Psaumes révélés à David et les Évangiles révélés à Jésus. Les cinq piliers de l’islam : 1. Je témoigne qu’il n’y a de véritable divinité qu'Allah et que Mohamed est Son messager. 2. L'accomplissement de la prière quotidienne et ce cinq fois par jour. 3. Le respect du jeûne lors du mois de ramadan. 4. L'aumône légale envers les nécessiteux, si on est imposable 5. Le pèlerinage ; il consiste à se rendre à La Mecque au moins une fois dans sa vie, si on en a les moyens matériels et physiques. Le terme Allah en langue arabe signifie Dieu au sens monothéisme et était utilisé par les communautés juives et chrétiennes vivant en Arabie. C’est naturellement que le prophète Mohamed a utilisé ce même terme pour désigner Dieu dans ses révélations coraniques.

Classée en 1982
Il s’agit d’un ancien magasin de la compagnie des Indes. C’est Monsieur Gabriel Dejean, commandant de la place, qui donne l’ordre de construire ce magasin. Il servira, au départ, de dépôt pour les récoltes des colons et de lieu de vente de produits importés d’Europe et d’Asie. Il y abritera aussi des bureaux, servira de logement pour le commis de la compagnie et sera aussi le terminus de la messagerie entre Saint-Paul et Saint-Pierre.
La construction cependant, ne s’est pas fait de suite, il a fallu attendre 1751. En 1828, le bâtiment sera cédé à la commune par le roi car il n’y avait pas de maison de ville officielle pour déposer les archives. Le bâtiment deviendra alors la maison de ville et le tribunal de justice.
Par ses nouvelles fonctions, le bâtiment va subir des modifications. On va y rajouter le fronton avec des volutes chantournées ainsi que le campanile constitué d’un dôme sur plan carré porté par quatre piliers en bois abritant une cloche servant de tocsin. Cela donne alors plus de prestance au bâtiment.
Le bâtiment s’étend sur 40 m de long avec des murs très épais. Ces derniers sont construits en pierres carrées scellées avec mortier de chaux, de tuf et de sable. Il est composé de 2 niveaux et surmonté d’un toit charpenté à 2 versants couverts de bardeaux en bois de tamarin des hauts. Le premier niveau est muni, sur toute la longueur des façades arrières et principales, de grandes portes et fenêtres rectangulaires surmontées chacune d’un arc en plein-cintre. On suppose que ce premier niveau servait
aux livraisons des marchandises. Le deuxième niveau est agrémenté de simples fenêtres surmontées d’arcs
plein-cintres, de chaque côté du bâtiment. Celui-ci servait surement pour le stockage des diverses marchandises. De nos jours, vous pouvez remarquer qu’il n’y a plus qu’une façade active.
La façade arrière se voit condamner toutes ses portes et fenêtres pour faciliter l’agencement intérieur des bureaux municipaux. C’est donc la façade côté jardin qui est aujourd’hui accessible au public.
Un balcon y avait été rajouté en 1862, afin que le maire puisse s’y présenter et s’adresse à la foule. Mais celui-ci a été enlevé en 2000 pour laisser place à un garde-corps en bois. Le toit est quant à lui très impressionnant. Il a été restauré en 1993/1994. Il a fallu 200000 bardeaux pour couvrir 700m² carré de toiture. Ce sont des bardeaux fendus à la main dans le sens de la fibre du bois afin d’assurer une meilleure étanchéité. Cela alors demandé beaucoup de temps, presqu’un an.
L’hôtel de ville de Saint-Pierre est aujourd’hui un des derniers bâtiments de l’île représentant vraiment l’administration colonial, construit au temps de la compagnie des Indes.

L’aménagement du jardin de l’hôtel de ville s’est fait en 1861/1862.
On y trouve :
- la statue de François de Mahy, qui était médecin, journaliste, député et ministre
- un monument aux morts
- un buste de Méziaire de Guignard, professeur, proviseur et chef de l’académie de La Réunion.
- Une fontaine, en fonte de fer, haute de 4m60, représentant un décor aquatique.

Chef-d’œuvre du néo-classicisme, inscrit en 1998.
Construite vers 1800 par Messieurs Dejean et Rougemont dans la partie la plus ancienne de la ville. Servant initialement de maison de commerce, elle est devenue au 20ème siècle un dépôt de rhum. Vous verrez que sa position des différente des autres maisons. Elle est perpendiculaire à la rue, car elle n’était pas à l’origine une maison
d’habitation.
Contrairement aux autres maisons, elle n’a qu’un niveau. La varangue est profonde et encadrée par 2 pièces. Elle possède 4 colonnes, d’ordre toscan, en basalte taillé, cas rare dans l’architecture créole. L’unique décor architectural se trouve sur l’entablement au-dessus de colonnes. Il s’agit des losanges qui apparaissent pour la première fois dans l’architecture réunionnaise, ici, sur cette maison. La maison possède une double toiture à 4 pans. Elle malheureusement aujourd’hui à l’état d’abandon.

Construit au début du 19ème siècle mais détruite puis reconstruite entièrement avec un aspect rustique.
Elle aurait appartenu à la famille Inard. Cette bâtisse était il y a quelques années un restaurant (Le Pétrel de Barau) et abrite aujourd’hui une association (Gal Grand Sud).
Nous voyons la différence des bardeaux par rapport à ceux de l’hôtel de ville. Ceux de l’hôtel de ville sont faits à la main et ceux de cette maison à la machine. Les bardeaux sont très droits mais malheureusement pas taillés dans le sens de la fibre du bois. Le toit ici est en zinc. En effet, beaucoup de maisons ont échangés le toit en bardeaux pour du zinc, moins couteaux et plus rapide à installer. Les fenêtres sont à la mansarde et comporte des écailles en métal.
Vous pouvez aussi apercevoir un guétali. Les guétalis apparaissent sur l’île au 20ème siècle. Comme le nom l’indique, ils servent à guetter les passants dans la rue sans être forcément vu.

Inscrite en 1989, sauf les adjonctions contemporaines. Elle devenue aujourd’hui la sous-préfecture.
Elle a été construite entre 1820 et 1830, par l’industriel Saint-Pierrois Laurent ROBIN. Par héritage, elle devient, en 1974, propriété de la famille Chabrier, qui possédait notamment l’immense domaine sucrier du Gol. Elle appartiendra ensuite à la famille Motais de Narbonne en 1911 avant d’être rachetée par le Département en 1984 pour y installer la souspréfecture. Comme plusieurs villas à cette époque, l’entrée au jardin est en forme de demi-lune dit aussi en fer à cheval. Le jardin est divisé de façon symétrique par l’allée centrale.
De style néo-classique (inspiré de l’architecture gréco-romaine), la façade principale présente une double varangue à colonnades superposées. Au rez-de-chaussée, les colonnes sont d’ordre toscan en briques enduites tandis qu’à l’étage les colonnes sont en bois. Les entablements présentent à leur base des denticules. Ces petits cubes de bois imitent là encore ceux en pierre des monuments antiques.
Le dessin du garde-corps en fer forgé du premier étage, d’une grande sobriété, rappelle celui des garde-corps Louis XVI, que nous pouvons retrouver sur les façades du Petit Trianon à Versailles. On retrouve cela sur plusieurs villas de cette période. Au cours de la moitié du XIX, des persiennes et des fenêtres avaient été rajoutées au premier étage. Cependant, celles-ci ont été supprimées lors des travaux de restauration effectués en 1994 Les façades latérales plus simples, sont couverts de bardeaux. Ces façades ont été notamment modifiées dans les 1980, période durant laquelle les dépendances arrière ont été malheureusement détruites.

Classée en 1984
Cette maison a été construite en fin 18ème /début 19ème
.
On ne voit plus la maison car il y a eu un effondrement en 2016 suite au mauvais état de la structure en bois fragilisé par la pourriture et les insectes. Aujourd’hui, il ne reste que le rez-de-chaussée.
La maison fait l’objet d’une protection d’urgence en 2018-2019. L’objectif consiste, dans un premier temps, à protéger et à conforter les vestiges encore présents au rez-de-chaussée, puis, dans un deuxième temps à restaurer et reconstruire à l’identique.
Des étagères et des plaques translucides opalines ont été mises en place tout autour de la maison afin de filtrer la lumière tout en protégeant les vestiges. Des lames d’air verticales ont été installés entre chaque plaque pour réduire la prise au vent et assurer une ventilation naturelle.
En ce qui concerne l’histoire de la maison, elle est liée aux frères des écoles chrétiennes. En 1895, il y aura le décret de laïcisation de l’enseignement à La Réunion qui va obliger les frères des écoles chrétiennes à quitter l’ancien hôtel du gouvernement (actuel médiathèque). Le propriétaire de cette maison va alors leur proposer d’y installer l’école puisqu’il est souvent en voyage. Il va alors sauver l’école privée de SaintPierre. En 1896, l’école se développe sur les terrains voisins. En l’honneur de Charles Choppy, qui va assurer aussi le financement de l’institution lors du désengagement de l’Etat en 1905, les frères vont donner à l’école le nom de Saint-Charles, bien connu aujourd’hui à Saint-Pierre.
La Maison Saint-Charles est la propriété de l’évêché depuis 1924. Au niveau architectural, elle se démarque des autres par ses deux rampes d’escalier et sa niche décorative aménagée sous le palier.

Inscrite en 1988, c’est la plus ancienne maison de Saint-Pierre.
Elle a été construite entre 1760 et 1780 par Monsieur Antoine Nairac, qui était le garde-magasin de Saint-Pierre à cette époque. Elle est aussi appelée Maison Sanglier (habité par la famille Sanglier en 1896).
Elle sera rachetée par la famille Adam de Villiers en 1938. Contrairement aux autres maisons, celle-ci n’est pas au centre de la parcelle mais dans un coin à l’extrémité nord. De plus, elle n’est pas de style néoclassique. Nous ne retrouvons pas les éléments de l’architecture gréco-romaine. Simple et robuste, elle ressemble plutôt aux maisons de capitaines bretons. Elle est construite en pierre de basalte et possède deux niveaux. Des appentis en bois ont été rajoutés au début du 19ème siècle contre les
façades est et sud, formant alors une varangue fermée. A l’intérieur, le décor est simple mais bien préservé. La distribution intérieure se fait à partir d’un vestibule, dallé de marbre noir et blanc (très présent à l’époque coloniale), où se trouve un escalier en natte conduisant à l’étage.
L’étage est en comble brisé avec des fenêtres à la mansarde. Beaucoup d’éléments de cette maison sont encore authentiquement du 18ème siècle.

Inscrite en 1998, cette maison est aujourd’hui celle de la préfète des TAAF (Terres Australes et Antarctiques Françaises).
Le premier propriétaire fut aussi Antoine Nairac, le garde-magasin. En effet, il possédait l’emplacement entier délimité de chaque coté par les rues. La maison sera ensuite habitée par Hyppolite Lebidan, qui rajoutera en 1830 la partie centrale et les dépendances. Les dernières propriétaires étaient les sœurs Orré en 1939.
Nous retrouvons ici le style néoclassique, cependant cette maison possède une particularité : la façade écran.
Datant de 1940, cette façade est là pour cacher l’arrière qui est plus modeste. Cela donne une impression d’ampleur, de théâtralité unique à Saint-Pierre. (Vous retrouvez ce type de façade sur la maison Déramond dans la rue de Paris à Saint-Denis)
Vous pouvez aussi observer un très beau jardin qui a été réaménagé par le Conservatoire Botanique de Mascarin en 2007-2008, avec notamment quelques espèces indigènes et endémiques.

Inscrit en 1995, ce bâtiment a été probablement construit entre 1830 et 1840 par Monsieur Gabriel Le Coat de K/véguen, propriétaire d’un empire agro-industriel dans le sud avec plusieurs sucreries. Il possédait plusieurs entrepôts dans la ville.
Celui-ci s’élève sur 4 niveaux dont le rez-de-chaussée s’ouvrant sur la rivière par 2 grandes portes, par lesquelles sortaient et entraient les marchandises.
Le toit à 4 pans dont 2 en demi-croupes, est recouvert de bardeaux.
A l’intérieur, les planchers et la charpente sont en bois de natte.
Restauré au début des années 1990, il abrite depuis 1997 l’administration des TAAF.
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